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Danielle Miltenberger

Lumières du jour

 

 

Serties d’un anneau de pelouse verte

Des herbes folles, éclairées par l’écarlate

Des coquelicots, soulignent la luminescence

D’une espérance de beauté qui serait offerte.

 

Cette joie vous imprègne sans manières

Avant que le rappel de la barbarie

Détruise cette fraîcheur printanière

A laquelle vous aviez souri.

 

Des voix s’élèvent indignées, écœurées

Contre la tyrannie sur les peuples blessés.

Le cœur de ceux qui rêvent de demain

Se déchire dans des questionnements vains.

 

La lumière sur les fleurs

Calme les inquiétudes

Les interrogations

La solitude.

Christian Malaplate

La palmeraie

 

 

J’écoute le monde dans la douceur d’une palmeraie entourée de sable ocre.

Le minéral et le végétal vibrent dans la splendeur d’un soleil  ardent.

La nuit, le silence est extraordinaire. Rien ne la trouble.

La lune semble effleurer les courbes des dunes. Elle fait onduler les ombres.

 

Les aubes légèrement humides donnent des aurores incandescentes.

L’eau des puits, qui coule dans les rigoles de terre des jardins exubérants,

Donne une constante fraîcheur et des milliers de dattes bien sucrées.

Je vis au rythme des odeurs florissantes et des herbes grimpantes.

 

Ici, le chant des oiseaux glorifie le verger de musique et l’abondance des palmes.

Le vent aime à caresser  les longues feuilles et parfois à ébouriffer les fleurs odorantes.

Je ne connais pas la solitude, ni les dérives angoissées des matins blêmes.

Je ne me bâtis pas de futur approximatif. Seulement je regarde pleinement le présent.

 

Je respecte quotidiennement la parole et les teintes des mots.

Tout au long du jour, les couleurs épousent harmonieusement l’érubescence  de l’erg.

Des dromadaires au ventre roux, attendent paisiblement le départ de la caravane.

Les hommes palabrent sous des tentes bédouines et boivent du thé à la menthe.

 

Le Dieu est universel. Il est aussi sur la longue piste accompagnant les méharées.

Les prières voyagent parmi les bastions volcaniques du Tibesti, les vastes plateaux

Aux contours érodés, les sillons secs des oueds, et les rares points d’eau permanents.

Un vent chargé de sable ou de poussière se déploie sur plusieurs milliers de kilomètres.

 

Des villes mortes surgissent dans le lointain et des roches patinées par l’évaporation du sel

Forment d’étranges silhouettes pleines de légendaires aventures et de traces oxydées.

Quelques rares acacias et maigres buissons piquettent le désert par endroit.

L’incessant mouvement du sable exhume souvent de mystérieux souvenirs du passé.

 

La lumière du crépuscule farde d’un rouge orangé les pinacles de grès du Tibesti.

Les âmes et les esprits errent dans un chaos surnaturel parmi les flèches de basalte.

L’air y est tellement sec qu’il permet de distinguer au loin des signes de vie.

Tout est aussi miroir dans ce désert paré d’une beauté grandiose et indéfinissable.

Christian Malaplate

Dans le grand silence de la nuit

 

 

Dans le grand silence de la nuit, je marche vers des pôles imaginaires.

J’entre dans un chant venu d’ailleurs avec le Verbe qui apaise les ondes.

Je cultive mon jardin intérieur dans le fondement des couleurs ciselées.

Je capte les faisceaux des symboles en pénétrant dans les cercles de la béatitude

Parmi les eaux de la nuit des temps et la mémoire ancestrale des hommes et des dieux.

 

Dans le grand silence de la nuit, je rencontre des folies brûlantes,

Des peines aux blessures insondables et les interrogations du regret.

Je  cherche à faire danser les mots dans le cri de la vie et dans les miroirs sphériques.

Une alchimie secrète naît entre le sens caché des choses et l’usure des jours perdus.

Elle efface lentement les cicatrices intimes et les départs inattendus.

 

Dans le grand silence de la nuit, j’écoute les longs échos des voix qui se sont tues.

Je façonne les nervures des éclats émotionnels et des murmures du cœur.

Je navigue entre le pays natal et cette contrée sauvage où tout est possible,

A la recherche d’un monde nouveau, à la quête d’une terre promise.

Mes mains dessinent des figures fugitives et des fabuleux bestiaires enluminés.

 

Dans le grand silence de la nuit, les grands vents semeurs de palabre,

Voyagent parmi les brisures d’étoiles et les lunes tentaculaires.

Des morceaux de musique s’accrochent à des visages aimés, à des souvenirs inachevés.

Des ombres évanescentes dansent dans le reflet d’une lune rousse.

Elles se transforment en étranges clapotis puis elles partent dans une sarabande échevelée.

 

Dans le grand silence de la nuit, je voyage dans des brumes parfumées,

Dans des galeries translucides, dans des espaces mobiles et dans des sanctuaires animaliers.

Les cercles s’agrandissent. J’entre dans la nuit profonde, hors des limites humaines.

Je deviens un buveur d’horizon qui traîne sur les chemins de l’errance et de l’exil.

Il y a la terre des origines, le soleil des solitudes et tous les ferments de discordes.

 

Dans le grand silence de la nuit, je nage dans les eaux du secret, dans les eaux de l’alchimie intérieure,

Dans les eaux métamorphosées de l’inconscient et dans les eaux primordiales du monde.

Je chemine dans l’univers des ondes vers les langues de  feu et les illuminations de l’esprit.

Je traverse des territoires étranges, des cités interdites, des forêts symboliques,

Des enclos d’innocence, des domaines d’amour et des lieux de contemplation absolue. 

 

Dans le grand silence de la nuit, je pose mes mains sur des crânes. J’entre dans un humble apostolat.

J’égrène des phrases apocryphes, des mots cartographiques et des attentes salvatrices.

Je parlemente avec des bruits avant-coureurs. Je dénude mes saveurs éduquées.

Je bois tous les sucs et toutes les sèves de mon jardin secret

Avant d’entrer dans des cathédrales de lumière et de suivre les chemins de jouvence.

Danielle Miltenberger

Oubli

  

 

L’ombre sur la fleur

Ressemble à mon cœur

Qui s’est ramolli

Dans l’infernal oubli.

 

Lorsque l’oiseau chantait

Des accords syncopés

Tes yeux me souriaient

En guise de baisers.

 

Les forêts de chênes

Aimaient nos caresses

Effrontées puis souveraines

Soulevant un chant d’allégresse.

 

Le silence alors flânait

Sur les amoureux égarés

Puis les pénétrantes rosées

Gelèrent les corps désactivés.

 

Alfred de Musset

Tristesse

 

 

 

J'ai perdu ma force et ma vie,

Et mes amis et ma gaieté;

J'ai perdu jusqu'à la fierté

Qui faisait croire à mon génie.

 

Quand j'ai connu la Vérité,

J'ai cru que c'était une amie ;

Quand je l'ai comprise et sentie,

J'en étais déjà dégoûté.

 

Et pourtant elle est éternelle,

Et ceux qui se sont passés d'elle

Ici-bas ont tout ignoré.

 

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.

Le seul bien qui me reste au monde

Est d'avoir quelquefois pleuré.

Christian Malaplate

Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes

 

 

Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes. 

Mon île noire, entre les vapeurs marines,  s’éloigne loin des récifs.

J’entre dans la haute mer au moment où les étoiles pavoisent mon désespoir.

L’étreinte obscure  se mêle à la longue houle tiède qui agite l’étrave. 

 

Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

La lueur du phare dessine encore quelques silhouettes éphémères.

L’écume se charge de donner une collerette aux vagues impassibles.

Les murmures montent et descendent. Ils  traînent des grains de sable.

 

Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

Les fleurs maladives s’en sont allées au gré du vent nouveau.

Les ombres houleuses de ma tête commencent à passer par-dessus bord.

J’ai ferraillé longtemps avec mes contradictions pour obtenir un silence azuré.

 

Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

Des albatros majestueux effleurent les eaux miroitantes.

Ils poursuivent leur route vers des terres qui hument les orages. 

Je vogue, à l’heure  tendre du hasard, au rythme des voilures.

 

Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

J’ai maintenant  tracé ma route  au cœur fertile de la mer.

J’arpente un ciel infini avec un sextant tout couvert de légendes marines.

J’entends ton chant d’amour  comme un baiser sur un bouton de rose.

La Société des Poètes Français a été fondée en 1902, par José-Maria de Hérédia, Sully Prudhomme et Léon Dierx, tous trois de l’Académie française, à l’occasion de la célébration du premier centenaire de la naissance de Victor Hugo.

 

Elle a été reconnue d’Utilité Publique en 2003 sous la présidence de Vital Heurtebize.

 

L'actuel Président est Jean-Charles Dorge.

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